Normes et chartes d’éclairage public : Comment éclairer juste ?


Nos actualités / vendredi, mai 3rd, 2019

L’éclairage public français est régi par de nombreuses normes et chartes européennes qui œuvrent pour « éclairer juste ». Elles sont rédigées en partie par des syndicats et associations de professionnels de l’éclairage extérieur, tels que le Syndicat de l’Éclairage et l’AFE (Association Française de l’Éclairage).

Les normes européennes qui guident les études photométriques

Éclairement, vent et pollution lumineuse

Les bureaux d’études en chargent de la mise en place des projets d’éclairage public extérieur, respectent plusieurs normes. Les principales sont les normes EN 13201 (pour l’éclairage) et EN 40 (pour la structure mécanique). Un nouvel arrêté contre la pollution lumineuse, qui entrera en vigueur début 2020, vient s’ajouter aux normes déjà existantes, et doit être pris en compte dès aujourd’hui. Retrouvez ici un petit rappel de ses normes qui régissent l’éclairage public extérieur en France

1.La norme EN 13201

L’éclairage public se doit d’apporter plus que du confort aux usagers, il doit éclairer juste. C’est dans ce sens que la norme européenne EN 13201 a été créée. Elle donne aux bureaux d’études les valeurs d’éclairements et de luminances minimales à maintenir pour chaque projet. Par exemple, une piste cyclable ne requiert par les mêmes exigences de performance qu’une voie urbaine limitée à 70km/h. Un guide aide les professionnels des BE à appliquer les niveaux de lux adéquats et le nombre de lampadaires nécessaires au m2. [Ce guide prévaut autant pour le réseau que pour l’éclairage solaire].

2.La norme EN 40

Lors d’un projet d’éclairage solaire, il est essentiel d’effectuer le dimensionnement des panneaux solaires et des batteries en fonction de l’irradiation solaire du lieu du projet. Cependant, il est tout aussi important de prendre en compte les exigences de la norme EN 40. En effet, comparé à un lampadaire classique, le lampadaire solaire va avoir plus de poids et de prise au vent, il est donc soumis à des contraintes mécaniques plus importantes. La norme EN 40 va permettre de s’assurer que la structure mécanique installée va résister aux différentes vitesses de vent et il est essentiel que le fabricant de lampadaire solaire fournissent les notes de calculs prouvant la bonne tenue mécanique du système.

Pour les vents, chaque pays européen détient une cartographie. En France, quatre zones de vitesses des vents ont été déterminées. De plus, depuis l’arrêté du 20/12/2002, tout candélabre mis sur le marché doit comporter le marquage « CE » qui démontre leur conformité vis-à-vis de la norme EN 40.

3.L’arrêté du 27/12/2018

La pollution lumineuse est un sujet ardent sur lequel il faut agir activement. Plusieurs éléments découlent de cette demande : le respect de la faune et flore qui est primordial, les économies d’énergie et le confort des usagers. Du côté de l’éclairage public extérieur, un arrêté a été signé le 27 décembre 2018 et entrera en vigueur au 1er janvier 2020.

Il exige que sur les nouvelles installations de lampadaires l’ULR (Upward Light Ratio) soit inférieur à 1%. C’est-à-dire que le flux lumineux ne doit pas dépasser la ligne horizontale du luminaire LED, pour ne pas éclairer le ciel. Les équipes R&D de Fonroche ont déjà mis au point une nouvelle lanterne qui répond en tout point à ce nouvel arrêté et qui sera commercialisée dès la rentrée.

Fonroche Eclairage référent en éclairage public solaire

Le rôle des syndicats et associations de l’éclairage

En France, il existe des syndicats et associations de l’éclairage dans chaque département. Au niveau national, c’est le Syndicat de l’Éclairage composé de 51 entreprises qui donne le LA. Il a pour objectif de représenter la filière (soit 80% des mâts vendus sur le territoire français) et défendre ses adhérents. Pour être adhérent il faut respecter les critères établis : être un professionnel du secteur et s’engager à fournir des équipements conformes aux normes.

D’autre part, l’AFE réunit tous ceux qui s’intéressent à l’éclairage : architectes, concepteurs, chercheurs, fabricants, etc. Elle rassemble aujourd’hui plus de 500 adhérents qui forment et informent sur l’éclairage, ses techniques et ses applications.

L’écriture des chartes d’éclairage public

Les adhérents du Syndicat de l’Eclairage se réunissent plusieurs fois dans l’année pour discuter des nouveautés du secteur et écrire de nouvelles chartes. Ces dernières leurs permettent de mettre un cadre sur les ventes de lampadaires et les protègent de la concurrence étrangère. La société Lot-et-Garonnaise, leader mondial de l’éclairage solaire, fait notamment partie du groupe de travail « éclairage autonome photovoltaïque » qui a pour mission de fournir une charte sur l’éclairage solaire public.